Effondrement du toit de la scène de Madonna, le procès s'ouvre lundi à Marseille

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oct. 2020 04 09:04

Effondrement du toit de la scène de Madonna, le procès s'ouvre lundi à Marseille

Message par OnStage

#1

Lundi 5 octobre, au tribunal correctionnel de Marseille, s'ouvrira le procès de l'effondrement du toit de la scène de Madonna, 11 ans après !
Cet accident a fait deux morts et huit autres victimes.

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Sur le banc des prévenus, ils seront onze lundi matin, au tribunal correctionnel de Marseille :
  • Live Nation France, l'organisateur du concert,et sa dirigeante
  • Edwin Shirley Group (ESG), l'entreprise anglaise propriétaire de la scène, pour qui travaillait Charles Prow
  • Tour Concept France, la société française chargée d'assister ESG pour le montage, et son dirigeant
  • Mediaco, l'entreprise marseillaise propriétaire du camion-grue, et son dirigeant
  • Scott Seaton enfin, travailleur indépendant, recruté comme chef d'équipe par ESG
Ces quatre sociétés et sept personnes physiques sont toutes poursuivies pour homicides involontaires, blessures involontaires et infractions à la réglementation générale sur la sécurité du travail.
Des infractions dont "le nombre important montre l'imprévoyance, la négligence (et) l'incurie qui prévalaient avant et pendant le montage" de la scène, insiste le magistrat instructeur.


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oct. 2020 17 14:29

Re: Effondrement du toit de la scène de Madonna, le procès s'ouvre lundi à Marseille

Message par OnStage

#2

Des peines allant jusqu’à un an de prison ferme et 150 000 € d’amende ont été requises, jeudi 15 octobre par le parquet au procès de l’effondrement mortel de la scène prévue pour un concert de Madonna en 2009 à Marseille.

Dénonçant « une accumulation de fautes graves » sur un chantier qui ressemblait plus « au montage d’un cirque sur une place de village qu’à celui de la scène d’une tournée mondiale », les deux procureurs ont requis des peines qui aient un sens « à la fois pour les prévenus et les victimes ».


Peine la plus lourde pour le propriétaire de la scène
La peine la plus lourde a été requise contre Tim Norman, le patron d’ESG, l’entreprise anglaise propriétaire de la scène et chargée de son montage, avec deux ans de prison dont un an avec sursis et 40 000 € d’amende.

Contre les deux autres cadres d’ESG en cause, Stephen Richards, le directeur des opérations, et Jeffrey Burke, chargé du département des scènes, Jean-Yves Lourgouilloux et Michel Sastre ont requis deux ans de prison avec sursis et 10 000 € d’amende.

Avec Tim Norman, c’est Jacqueline Bitton, alias Jackie Lombard, alors présidente de Live Nation France, la filiale française du géant américain de l’organisation de concerts, qui a reçu la réquisition la plus lourde, avec une peine de deux ans de prison dont 18 mois avec sursis, 30 000 € d’amende et deux ans d’interdiction d’exercer sa profession.

« Le chef d’entreprise responsable de rien »
C’est sans doute contre elle que Jean-Yves Lourgouilloux, un ancien du parquet national financier, a eu les mots les plus durs, lui reprochant d’avoir « trouvé la formule magique du chef d’entreprise responsable de rien ».

Contre Mathieu Anton, gérant de Tours Concept France, l’entreprise chargée d’assister ESG pour le montage de la scène et pour qui travaillaient neuf des dix victimes, les procureurs ont requis deux ans de prison avec sursis, 25 000 € d’amende et une interdiction d’exercer pendant deux ans.

Pour le chef d’équipe, le Britannique Scott Seaton, recruté pour ce chantier par ESG, la peine demandée est de 18 mois avec sursis et 5 000 € d’amende.

Contre Gérard Billia enfin, dirigeant de l’entreprise marseillaise Mediaco, dont une des grues a été impliquée dans l’accident, la peine requise est de 10 mois de prison avec sursis et 4 000 € d’amende.

Concernant les trois entreprises au banc des prévenus, Live Nation France, Tours Concept France et Mediaco, les amendes requises sont respectivement de 150 000 €, 70 000 € et 30 000 €.


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Délibéré le 17 février 2021


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févr. 2021 17 22:00

Re: Effondrement du toit de la scène de Madonna, le procès s'ouvre lundi à Marseille

Message par OnStage

#3

Effondrement mortel de la scène lors d'un concert de Madonna : le verdict tombe à Marseille, 12 ans après les faits

Voilà 12 ans que les faits se sont produits : trois entreprises étaient appelées à comparaître dans l'affaire de l'effondrement d'une scène, lors d'un concert de Madonna au Vélodrome, le 16 juillet 2009. L'accident avait fait deux morts. Les entreprises ont fait l'objet de lourdes amendes.

Près de 12 ans après, l'effondrement mortel de la scène prévue pour un concert de Madonna, à Marseille, a enfin connu mercredi son épilogue judiciaire, avec des peines de prison avec sursis pour les dirigeants des trois entreprises en cause.
En s'écroulant comme un château de cartes, le 16 juillet 2009, sur la pelouse du stade Vélodrome de l'Olympique de Marseille, le toit de la scène du concert prévu par la Reine de la pop avait fait deux morts, Charles Criscenzo, un Français de 52 ans, et Charles Prow, un Anglais de 23 ans. Huit autres ouvriers avaient été blessés, dont l'un, Giuseppe di Silvestro, s'était suicidé deux ans plus tard. "Je suis soulagé, libéré", lâche Julien Pascal, l'un des cordistes juchés dans ce gigantesque mikado métallique lors du drame : "J'espère juste que ça va mettre un peu de plomb dans la tête des 'tourneurs', on est encore trop souvent considérés comme des pions !", explique-t-il après le délibéré.

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Vélodrome Marseille.jpg (190.17 Kio) Vu 101 fois

Plus "le montage d'un cirque"
Certes le tribunal correctionnel de Marseille n'a pas été jusqu'à prononcer de la prison ferme, restant en-deçà des réquisitions du parquet, qui avait notamment demandé un an ferme pour Tim Norman, le patron d'ESG, l'entreprise anglaise propriétaire de la scène et chargée de son montage. Mais la présidente du tribunal, Marie-Pierre Attali, a été claire: "Le fonctionnement des entreprises a été marqué par la rentabilité au détriment de la sécurité. Si tout avait été mis en œuvre conformément à la loi, l'accident ne serait pas arrivé, en tout cas il n'y aurait eu aucun blessé".

Ce jour-là, sur la pelouse du stade Vélodrome, "on était plus dans le montage d'un cirque sur une place de village qu'à celui de la scène d'une tournée mondiale", avait accusé l'un des deux procureurs, Michel Sastre, à l'audience, en octobre. Après quatre mois de délibéré, la peine la plus sévère a été prononcée contre Jacqueline Bitton, alias Jackie Lombard, 73 ans, alors présidente de Live Nation France, la filiale française du géant américain de l'organisation de concerts : deux ans d'emprisonnement avec sursis, 20 000 euros d'amende et deux ans d'interdiction d'exercer sa profession.

Interdictions de travail
Tim Norman, 65 ans, a également écopé de deux ans avec sursis, avec une amende de 15 000 euros. Les deux autres condamnés sont Mathieu Anton, 43 ans, le gérant de Tours Concept France, entreprise chargée d'assister ESG et pour qui travaillaient neuf des dix victimes, et le Britannique Scott Seaton, 50 ans, le chef d'équipe recruté pour ce chantier par ESG : ils ont respectivement écopé de 18 mois et un an de prison, à chaque fois avec sursis. Mathieu Anton devra en outre verser une amende de 10 000 euros.

Les trois derniers prévenus, deux directeurs d'ESG et un dirigeant de Mediaco, l'entreprise marseillaise propriétaire de la grue impliquée dans le drame, ont quant à eux été totalement relaxés des poursuites pour homicides involontaires et blessures involontaires.

Lourdes amendes
Parmi les entreprises appelées sur le banc des prévenus, Live Nation France et Tours Concept France ont été condamnées à des amendes de respectivement 150 000 et 50 000 euros. Dans ce dossier très technique, les experts judiciaires avaient affiché une certitude lors du procès: la chute du toit a été la conséquence directe du mauvais placement de l'élingue utilisée par la grue pour hisser l'un des angles du toit, après la panne de deux treuils. Ce câble aurait entraîné la rupture brutale d'une des poutres métalliques puis se serait déchiré, entraînant l'écroulement de l'ensemble de la structure.

Se déclarant "contraint" de faire appel face aux "aberrations juridiques" de ce verdict, Eric Morain, l'avocat de Jacqueline Bitton, a dénoncé "la mort sociale" infligée à sa cliente en lui interdisant de travailler pendant deux ans. Et de rappeler au passage que c'est Jackie Lombard qui est supposée organiser le prochain concert de Céline Dion en France...


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